Pilote Rebellion Racing, l'irrésistible Dominik Kraihamer, évoque ses passions sportives au fil d'une éducation très éclectique.
Cet ambitieux "qui rêve de curling" a de nombreux amis dans le monde du sport et, à sa manière très particulière, il nous raconte ses centres d'intérêt dans le monde du sport, nous parle de ses héros du sport automobile et nous explique pourquoi il adore "vivre son rêve" de pilote de course.
Vous souvenez-vous du premier sport que vous ayez pratiqué ?
"Quand j'étais vraiment très jeune (disons à partir de l'âge de 5 ans), je faisais beaucoup de voile et de football. J'ai vraiment adoré le football et j'ai joué dans la même équipe que Julian Baumgartlinger, qui fait maintenant partie de l'équipe nationale autrichienne, mais je n'ai jamais été très bon. C'est un peu comme ça en Autriche, tout le monde joue, mais personne ne joue bien.
"La voile, ça vient de mon père, qui était navigateur professionnel dans ses jeunes années et a participé deux fois aux Jeux Olympiques. J'ai adoré chaque journée d'été que j'ai passée en mer, mais au bout de quelques années, j'ai senti que ce ne serait pas le sport que je souhaitais pratiquer à un niveau supérieur."
Vous souvenez-vous de la première fois où vous vous êtes rendu sur un circuit, et de quelle course s'agissait-il ?
"Il me semble que ça devait être le Grand Prix de Monaco en 1995. C'était une expérience incroyable de voir ce monde fabuleux et très impressionnant du sport automobile. C'est peut-être à ce moment-là que je me suis dit que mon job de rêve serait d'être pilote de course. C'est en tout cas ce que je répondais lorsqu'on me demandait ce que je voulais faire plus tard. En fait, c'était un rêve de gosse, et je savais aussi qu'il aurait pu ne pas se concrétiser, car ma famille n'avait jamais rien eu à voir avec le sport automobile."

Si vous étiez devenu professionnel dans une autre discipline sportive, laquelle auriez-vous choisi ?
"Je pense que ça aurait été le curling. La précision, l'adrénaline qui monte lorsqu'on s'approche de la ligne pour le tir de la victoire, ça doit donner la chair de poule... Non, je plaisante !
"En grandissant au bord de quelques lacs, je jouais beaucoup au hockey sur glace. Mon père m'a énormément appris : outre la voile, il pratiquait aussi le hockey sur glace en semi-professionnel quand il était plus jeune. La vitesse du jeu et les changements de direction m'ont toujours étonné. J'aurais beaucoup aimé en savoir plus sur ce sport, et peut-être devenir professionnel."
Quels grands sportifs admirez-vous en dehors du sport automobile ?
"Pour être honnête, il y a tant de grands sportifs que j'admire. D'une manière générale, je respecte profondément tous les passionnés de la grande galaxie du sport. Certains sont de véritables héros, extrêmement talentueux, mais n'ont jamais eu la chance de le démontrer et de devenir professionnels. C'est la raison pour laquelle j'admire celles et ceux qui s'investissent à 100 % dans la discipline qu'ils ou elles aiment !
"Pour répondre à la question et citer quelques noms de gens sympas, qui ont travaillé d'arrache-pied pour accomplir de grandes choses et qui sont aussi de grands amis, je parlerais de David Alaba (Bayern de Munich), Felix Neureuther (équipe allemande de ski), Russell Wilson (quarterback de l'équipe des Seattle Seahawks en football américain), Lukas Winklar et Johannes Neumayer (équipe autrichienne de football), Florian Mäger (patineur autrichien), ainsi que Jakob Esel (cavalier autrichien)."

Photo: Dominik Kraihamer avec David Alaba de FC Bayern Munich
En dehors d'un circuit automobile, quelle enceinte ou site sportifs aimeriez-vous visiter ?
"En 2013, mon ami David Alaba m'avait invité à Wembley pour la finale de la Ligue des Champions. C'est un stade très, très impressionnant. A part ça, j'adorerais voir un jour le stade des Seattle Seahawks, qui détient le record de l'arène sportive la plus bruyante du monde !"
Sur quel(s) circuit(s) ne figurant pas au calendrier WEC auriez-vous le plus envie de piloter la Rebellion R-One ?
"J'adorerais rouler sur le circuit de Formule 1 de Melbourne, en Australie. Ca a l'air super sympa, assez rapide et aussi très étroit par endroits !"

Si vous deviez partager le cockpit de votre Rebellion avec deux légendes de l'histoire du sport automobile, de qui s'agirait-il ?
"J'adorerais partager un prototype LMP1 avec deux légendes automobiles de mon panthéon personnel : Hans Joachim 'Strietzel' Stück et Steve McQueen. Deux personnages vraiment cool, même si je ne connais personnellement que 'Strietzel'. Mais je sais déjà que ce serait mon équipage idéal !"
Etes-vous déjà allé en tant que spectateur sur des courses d'endurance, et si oui, quel souvenir en gardez-vous ?
"Oui, je suis allé à Spa-Francorchamps et au Mans, à l'époque où cette série était encore européenne, en 2009, pour encourager mon ami et en quelque sorte idole Christian Klien, qui était à l'époque pilote Peugeot. C'était une expérience fabuleuse, et j'ai toujours rêvé de faire partie de cette compétition dès que j'ai commencé le karting, à l'âge de 14 ans.
"Je n'ai jamais vraiment cru que j'aurais la chance d'intégrer un jour l'European Le Mans Series (ELMS) ou le Championnat du Monde d'Endurance FIA (WEC), alors chaque jour passé sur la piste et en dehors est une journée de rêve. 'Vivre son rêve', c'est une expression un peu banale, mais c'est celle qui convient le mieux à ma situation, et je suis très, très reconnaissant à tous ceux qui m'ont soutenu dans ce rêve passionnant et démesuré !
"Et en tout cas, merci pour cette interview ! Je vais maintenant aller dîner, j'ai la sensation que faire 20 kg de plus que mes adversaires n'est pas pour autant un inconvénient."