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Circuit des Amériques : les équipes LMP1 et le défi de la chaleur

Circuit des Amériques : les équipes LMP1 et le défi de la chaleur
14/09/2016

Sur le Circuit des Amériques, les équipes Porsche, Audi et Toyota ne vont pas seulement se battre entre elles. Elles vont devoir aussi faire face à un adversaire commun qui peut jouer un rôle décisif dans le résultat final : la météo.

Même si nous sommes à la fin de l'été aux Etats-Unis, la ville d'Austin et sa régions sont réputée pour être très chaudes, et la pluie peut apporter des difficultés supplémentaires.

Ainsi, en 2014, une pluie torrentielle s'était abattue si violemment sur le circuit que la course avait due être interrompue au drapeau rouge.

Les 6 Heures du Circuit des Amériques avaient été interrompues pendant 55 minutes après environ une heure et demi de course, lorsque la pluie était devenu une difficulté momentanément insurmontable.

Tout est démesuré au Texas - même la météo !

"L'humidité et la température à Austin sont toujours très élevées, et il ne s'agit pas d'une course disputée le dimanche, même si ça nous arrive parfois de courir ce jour-là," raconte le pilote Porsche Brendon Hartley.

"Avec la chaleur, ça peut être très difficile physiquement, alors l'humidité et les températures très élevées sont toujours à prendre en considération quand on arrive ici.

En compagnie de ses équipiers Mark Webber et Timo Bernhard, Brendon Hartley s'est imposé l'an passé, et le Circuit des Amériques fait partie des favoris du pilote néo-zélandais.

"C'est un circuit sympa. C'est mon préféré parmi les nouveaux circuits de la Formule 1," confirme Hartley.

"La première portion est très rapide tout en étant très technique. On a de longues lignes droites, ce qui toujours une bonne chose pour nos prototypes LMP1, que nous pouvons piloter au-delà des 300 km/h.

"L'an passé, ce fut un circuit formidable pour nous, et nous y avions conquis notre victoire la plus incontestable, alors Mark, Timo et moi-même sommes impatients d'y retourner."

Du point de vue des pilotes, ce n'est pas tant la chaleur que l'humidité qui pose problème dans le cockpit fermé d'un prototype LMP1.

Des températures dépassant les 30 degrés sont annoncées pour ce week-end, ainsi qu'un taux d'humidité culminant à 75 %.

"Parfois, ça peut être compliqué avec la température. Ce n'est pas forcément la chaleur qui est difficile, mais plutôt l'humidité," confirme le pilote Toyota Mike Conway.

"Ca peut être très dur dans le cockpit. Les deux dernières éditions ont été difficiles, et faire des doubles relais au volant de notre voiture peut être très compliqué.

"En 2014, la piste s'est transformée en un véritable lac et on a vu que tout le monde a souffert. Apparemment, rien de tout cela pour cette année, mais ça peut rendre la course intéressante.

"J'ai très envie d'y être, quoiqu'il puisse nous tomber sur la tête."

Après les conditions de course très spécifiques des AT&T 6 Heures de Mexico, disputées à plus de 2200 m au-dessus du niveau de la mer, les pilotes sont face à un nouveau défi : rester parfaitement hydratés au Texas.

"On transpire énormément parce qu'on porte des vêtements ignifugés et on gaspille très peu de chaleur," explique le pilote Audi Lucas di Grassi.

"Il fait plutôt chaud dans la voiture et on perd beaucoup de fluides, alors il faut particulièrement veiller à rester hydraté. Lorsqu'il fait vraiment trop chaud, les changements de pilotes sont plus fréquents.

"Ce n'est pas forcément toujours le cas, parce que la course démarre à 17h00. Alors il peut faire un peu plus frais de nuit."

A part bien sûr les 24 Heures du Mans, cette manche du Circuit des Amériques sera la première course de six heures du Championnat du Monde d'Endurance FIA (WEC) 2016 à être partiellement disputée en nocturne.

"Si on est dans la voiture, le passage du jour à la nuit se fait relativement en douceur," ajoute di Grassi.

"Il y a beaucoup de lumière autour de la piste, mais parfois, on utilise des repères de freinage qui ne sont plus tout à fait les mêmes, et on positionne ainsi la voiture un peu différemment.

"Il faut aussi être très attentif lorsqu'on double d'autres voitures, car il arrive parfois que nos phares les aveuglent."

"De nombreux petits détails rendent la course en nocturne très différente, mais aussi très intéressante."

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