Lors des Bapco 6 Heures de Bahreïn, Mark Webber a disputé la dernière course de sa fabuleuse carrière. Sa place au volant de la Porsche 919 Hybrid n°2 sera occupée en 2017 par le Néo-Zélandais Earl Bamber.
La dernière manche du Championnat du Monde d'Endurance FIA (WEC) 2016 a été le point final d'un parcours commencé en Formule Ford australienne au début des années 1990, et achevé cette année en tant que Champion du Monde en titre des pilotes d'endurance.
S'il est une personne pour évoquer les années Porsche de Mark Webber, c'est bien son ingénieur Kyle Wilson-Clarke, membre du groupe qui décrocha aux côtés de l'Australien le titre Pilotes WEC 2015.
Par sa position privilégiée, Kyle Wilson-Clarke a pu observer son approche. Il raconte comment Mark Webber est devenu un véritable exemple de travail d'équipe.
"D'un point de vue professionnel, Mark apporte énormément, et ça fonctionne parfaitement dans le groupe très soudé que nous constituons au sein du team," confirme Kyle Wilson-Clarke. "Cette mentalité est indispensable, nous avons besoin d'être forts tous ensemble. C'est face à l'adversité et dans les moments difficiles que l'on mesure à quel point on est fort. Quand tout va bien, c'est facile de penser qu'on est le meilleur et que tout est fantastique. Mais quand les choses deviennent plus compliquées, nous montrons notre force en tant que groupe.
"Bien sûr, Mark va nous manquer. Il va laisser un grand vide, mais il restera impliqué au sein de la marque et dans les activités sportives de Porsche. Et il a l'envie de se donner à fond. Je pense que la course va lui manquer, mais il restera à nos côtés pour le sport automobile, et assistera à quelques courses pour dispenser son expérience et sa sagesse."
L'une des grandes forces de Mark Webber a consisté dans sa contribution au développement la Porsche 919 Hybrid, sa connaissance quasi scientifique des circuits et, d'une manière plus générale, de la stratégie de course.
"Mark a une mémoire incroyable, et il se souvient toujours de certaines choses à propos des spécificités de certains circuits," poursuit Kyle Wilson-Clarke. "Il distille de petites informations à sa manière, et ce dès le début d'un week-end de course, avec des petites phrases du style 'il ne faut pas oublier ce truc-là, les gars', ou encore 'il faut garder ça dans un coin de notre tête'. Ainsi, nous ne perdons rien de vue.
Avec Mark, Brendon Hartley et Timo Bernhard, je pense qu'au volant de notre voiture, nous avions un dynamique fantastique entre trois pilotes différents. Il n'y avait pas de hiérarchie au sens propre, mais plutôt une définition claire et précise de ce qui se passait entre eux trois. Tout cela pour le fantastique bénéfice de l'équipe."