L'Ecossais Ryan Dalziel est l'un des Américains d'adoption préférés de la communauté du sport automobile outre-Atlantique. Installé à Orlando depuis son arrivée aux Etats-Unis à 20 ans en 2002 pour courir en Formule Toyota Atlantic, le pilote Tequila Patron ESM s'est imposé comme l'un des pilotes les plus respectés de sa génération. En somme, une nouvelle preuve que le rêve américain reste toujours vivace au 21e siècle.
Son appétit s'aiguise lorsqu'il assiste à une course Champ Car, sur invitation de son ami et compatriote Dario Franchitti. Ryan Dalziel décide alors de faire le grand saut transatlantique après une saison décevante en Formule 3 britannique, sans regarder en arrière.
"Pour être tout à fait honnête, je n'avais pas beaucoup d'autre choix, je n'avais pas les moyens de rester au Royaume-Uni ni de me payer une nouvelle saison de Formule 3," raconte l'Ecossais. "Je me rappelle que Dario m'avait invité aux Etats-Unis pour venir voir une course. C'était le Grand Prix de Houston et j'ai été estomaqué. J'ai adoré l'ambiance, et j'ai bien aimé les voitures, tout comme ce style de compétition. Je me suis alors fixé l'objectif de m'installer là-bas et depuis, je n'ai quasiment jamais retraversé l'Atlantique, si ce n'est pour les saisons que j'ai disputées en Championnat du Monde d'Endurance FIA (WEC). Désormais, je suis chez moi aux Etats-Unis."
Ryan Dalziel assimile rapidement les petites différences entre le sport automobile américain et européen. Il pense notamment que le sport auto dans son ensemble aurait beaucoup à apprendre de l'ambiance conviviale d'outre-Atlantique, ce qu'il apprécie tout particulièrement en WEC.
"Il a été assez facile de m'adapter, tout simplement parce que je n'avais pas encore acquis trop d'automatismes en Europe," poursuit-il. "Je n'avais que quelques années de compétition et j'ai adoré. J'ai particulièrement apprécié le côté animation et divertissement. Aux Etats-Unis, il s'agit en quelque sorte de faire plaisir aux fans et de leur offrir un beau spectacle. Le fait de pouvoir approcher les équipes et les pilotes rend cette expérience encore plus spéciale, et je pense qu'on a un peu perdu de vue cet aspect-là en Europe.
"Les sports-prototypes ont beaucoup appris de ce qui se fait aux Etats-Unis. Je pense qu'en ce qui concerne les animations dans le paddock, le modèle du WEC se base sur ce que nous faisons ici sur les 15-20 dernières années, tout particulièrement à l'époque de la série Grand Am. Et ça fait plaisir à voir."
Ryan Dalziel fait partie des pilotes qui, le samedi 17 septembre, vont disputer à la fois Lone Star Le Mans et les 6 Heures du Circuit des Amériques. Il est très impatient de recevoir les passionnés d'endurance venus de toute l'Amérique du Nord pour ce qui est le plus gros week-end de course de l'année.
"A la base, les spectateurs viennent assister à une course pour prendre du bon temps. Il veulent voir de belles voitures qui vont vite, qui font beaucoup de bruit, et aussi voir un vainqueur méritant sa victoire. Alors, ça va être très sympathique de voir deux paddocks si différents ne faire qu'un," conclut le pilote Tequila Patron ESM. "Pour moi, ça va être difficile parce que les règlements sont assez différents, tout spécialement en ce qui concerne la relance après neutralisation et la voie des stands. Alors je crois que je vais demander à l'équipe de me rappeler tout ça à la radio !"